Dossier : Le populisme peut-il sauver la gauche ?

Le populisme : Projet politique ou tactique électorale ?

La campagne populiste de Jean-Luc Mélenchon interpelle une gauche mal en point, qui cherche des voies nouvelles pour renouer avec les préoccupations politiques et sociales actuelles.

Partir de rien (ou presque), terrasser les partis historiques et s’imposer, en un an, comme le seul et unique leader crédible de l’opposition. Jean-Luc Mélenchon a peut-être perdu la présidentielle, mais il a réussi son aventureux pari. Plus affaiblis que jamais, le PCF, les Verts et l’aile gauche du PS sont au pied du mur, contraints à l’introspection, mais aussi à la comparaison : et si le positionnement populiste de la France insoumise expliquait les exploits de son chef ? Dans quelle mesure lui emboîter le pas ou, au contraire, s’en démarquer, pour continuer d’exister et, peut-être, un jour, rivaliser ? Si le sujet ne quitte plus les débats, l’heure est plutôt à la prise de distance : « Je ne crois pas à la nécessité d’une parenthèse “populiste”, fût-elle baptisée “de gauche” », lançait le patron des communistes, Pierre Laurent, fin août, devant des troupes en quête de réconfort après une séquence électorale pénible (lire Politis n° 1467). « Le populisme […] constitue un exutoire qui soulage sur le moment mais n’offre pas de perspective solide et durable », martelait, de même, le secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts, David Cormand, lors du conseil fédéral du parti, le week-end dernier.

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