Politique de la ville : « Macron préfère la seule logique marchande à la démocratie »

La baisse des dotations aux collectivités locales, le gel des contrats aidés et la coupe des APL précarisent encore plus les populations des quartiers populaires. Marie-Hélène Bacqué, sociologue et urbaniste, décrypte les mesures annoncées.

Hugo Boursier  • 16 novembre 2017 abonné·es
Politique de la ville : « Macron préfère la seule logique marchande à la démocratie »
© PHOTO : FRANCOIS LO PRESTI / POOL / AFP

Sa visite était attendue. Mardi dernier, à Tourcoing (Nord), Emmanuel Macron a détaillé ses mesures sur la politique de la ville, après une visite à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et à Roubaix (Hauts-de-France). Dans ce que le Président a appelé être une « mobilisation nationale » à l’endroit des quartiers populaires, se trouvent des mesures comme le retour des emplois francs sans limite d’âge ni d’ancienneté à Pôle emploi, des opérations de testing pour pénaliser les entreprises qui opèrent des discriminations sur les CV, ou encore le réinvestissement de l’État à hauteur de 10 milliards d’euros dans l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru).

En 2013, la sociologue et urbaniste Marie-Hélène Bacqué avait rendu, avec l’initiateur du mouvement Pas sans nous Mohamed Mechmache, un rapport sur la citoyenneté dans les quartiers populaires au secrétaire d’État chargé de la politique de la ville, François

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

À Béziers, comment Robert Ménard a fait « péter le plafond de verre » des idées d’extrême droite 
Enquête 6 mars 2026 abonné·es

À Béziers, comment Robert Ménard a fait « péter le plafond de verre » des idées d’extrême droite 

Rues débaptisées, affiches à la gloire des armes de la police… Depuis 2014, le maire sature l’espace public de messages agressifs pour diffuser l’idéologie d’extrême droite. Un combat culturel, qui s’accompagne d’un mépris de la loi et de tentatives de silenciation des voix dissonantes.
Par Pauline Migevant
Nicolas Lebourg : « Perpignan est un laboratoire social pour le Rassemblement national »
Entretien 6 mars 2026 abonné·es

Nicolas Lebourg : « Perpignan est un laboratoire social pour le Rassemblement national »

À l’approche des municipales, l’historien Nicolas Lebourg revient, avec deux confrères chercheurs, sur l’exemple de Perpignan et analyse comment Louis Aliot a tiré parti des dynamiques sociales et territoriales de la ville pour en faire un laboratoire du populisme français.
Par Juliette Heinzlef
Comment le Rassemblement national voit dans les municipales un tremplin présidentiel
Enquête 6 mars 2026

Comment le Rassemblement national voit dans les municipales un tremplin présidentiel

Un nombre de candidatures record, des troupes entièrement mobilisées, des victoires envisageables dans plusieurs départements… Marine Le Pen, Jordan Bardella et leurs troupes jouent gros dans le scrutin de 2026.
Par Alix Garcia
Le grand effacement de la Macronie aux municipales
Infographie 5 mars 2026 abonné·es

Le grand effacement de la Macronie aux municipales

Après les échecs répétés dans les urnes lors des élections européennes et législatives, le parti présidentiel Renaissance, a adopté une nouvelle stratégie : disparaître pour se fondre dans des alliances. Retour en chiffres sur cette disparition.
Par Pierre Jequier-Zalc et Basile Roth