Elias Sanbar : « Trump alimente le rêve des colons d’une nouvelle Nakba »
Historien et écrivain, Elias Sanbar analyse ici les conséquences de la décision des États-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.
dans l’hebdo N° 1482 Acheter ce numéro

Les effets différés de la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade américaine seront peut-être plus importants que les conséquences immédiates. Nul ne peut dire si les territoires palestiniens vont ou non s’embraser, ni si une nouvelle intifada va débuter, comme le souhaite le Hamas, mais l’engagement américain change la donne internationale. C’est ce que nous dit ici Elias Sanbar.
Trump a liquidé les dernières illusions qui pouvaient subsister, y compris au sein de l’Autorité palestinienne, sur la volonté de médiation américaine. On se tourne naturellement vers l’Europe et la France, qui ont un rôle de premier plan à jouer. Mais rien sans doute ne sera possible sans une large mobilisation de la société palestinienne. Une mobilisation qui a débuté sur un mode pacifique. Si les Européens restent silencieux alors que le droit international est grossièrement bafoué, la solution à « deux États » plus que menacée, le pire n’est pas à exclure. C’est-à-dire une tentative de chasser physiquement les Palestiniens de leur territoire.
Quelles sont les conséquences immédiates de la décision de Donald Trump ?
Elias Sanbar : La décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale a deux conséquences immédiates. Elle confirme qu’il est possible de violer impunément le droit et elle engendre des affrontements, des protestations, tandis que des pays, de plus en plus nombreux, se démarquent de cette violation des droits enrobée d’une sorte de légitimité. Puisque le principal argument des
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