Tarnac : Le fiasco de l’antiterrorisme
Dix ans après les faits qui leur sont reprochés, les inculpés de Tarnac voient arriver leur procès, le 13 mars. Le journal en ligne Lundi matin publie les archives de l’affaire.
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© THIERRY ZOCCOLAN/AFP
Le procès de Tarnac va s’ouvrir le 13 mars, presque dix ans après les faits. Le 11 novembre 2008, vingt personnes soupçonnées d’être impliquées dans le sabotage, trois jours plus tôt, de quatre lignes SNCF sont interpellées par des hordes de policiers à Paris, à Rouen, dans la Meuse et à Tarnac, en Corrèze. Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, annonce que ses services ont mis la main sur un groupe de « l’ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome ». C’est le début de l’affaire dite « de Tarnac », impliquant un groupe de jeunes gens de ce village, sous l’égide d’un leader présumé, Julien Coupat. Neuf sont placés en garde à vue pendant 96 heures. Le 15 novembre, quatre sont libérés et placés sous contrôle judiciaire. Les autres sont écroués. Motif : « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte terroriste ».
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