Police : Une déficience de la formation bien connue

Des enquêtes parlementaires ont identifié d’importantes carences dans les cursus.

Ces deux dernières années, plusieurs rapports parlementaires ont mis en lumière des lacunes dans la formation des policiers. Le dernier, paru en juillet 2019, émane de la commission d’enquête sur « la situation, les missions et les moyens des forces de sécurité ». On peut y lire que, d’après une étude réalisée en 2018, sur 4 000 policiers interrogés, 62 % considèrent que la formation initiale est inadéquate à la réalité du terrain.

Un constat alarmant pour les parlementaires, mais qui n’inquiète pas les formateurs. « Pour moi, ça veut dire que les nouvelles recrues vont apporter des savoirs que les anciens ne connaissent pas et qu’on va faire bouger les lignes », s’emballe un formateur de l’école nationale de police de Roubaix, l’une des onze en France.

Dans cette école qui fournit environ un millier de diplômés par an, on estime qu’il n’y a rien à changer. Quarante-quatre heures de cours sont consacrées aux relations police-population, avec des interventions extérieures piochées dans une liste fournie par la direction nationale : la Licra pour le volet antiracisme, le Défenseur des droits ou encore l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour la déontologie.

Un film sur l’histoire de la police est diffusé aux élèves, « qui aborde même la partie la plus sombre de l’histoire », tient à préciser un officier formateur. En revanche, aucune approche sociologique de territoires comme la banlieue, alors que 70 % à 80 % des effectifs sont aspirés par l’Île-de-France.

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