Cannes : La vie sur grand écran

Retour dans les décennies 1980 et 1970 avec deux œuvres personnelles et ouvertes à la fois.

Christophe Kantcheff  • 1 juin 2022 abonné·es
Cannes : La vie sur grand écran
© Agat Films
Des jeunes gens en construction : les acteurs et actrices admis à l’école de théâtre des Amandiers la même année que Valeria Bruni Tedeschi, qui plonge ici dans cette belle énigme qu’ils et elles représentent. Une femme en évolution dans sa vie et dans son corps : Annie Ernaux, qui a fait de films familiaux en Super 8 un superbe prolongement de son œuvre littéraire. Les Amandiers, de Valeria Bruni Tedeschi, 2 h 06, en compétition Oui, Les Amandiers est un film fondé sur les souvenirs de Valeria Bruni Tedeschi, qui, dans les années 1980, a suivi les cours de l’école du théâtre, situé à Nanterre, où officiaient Patrice Chéreau (Louis Garrel) et son ami Pierre Romans (Micha Lescot). Oui, la jeune actrice (Nadia Tereszkiewicz) blonde aux yeux bleus qui fait figure d’héroïne n’est pas sans ressemblance avec elle. Pour autant, Les Amandiers n’est pas une œuvre strictement autobiographique, ni une confession sur les années d’apprentissage de la réalisatrice, pas plus qu’un film d’entre-soi qui délivrerait des clins d’œil en évoquant les comédiens de sa promotion (douze par an), dont certains sont, comme elle, devenus célèbres. C’est beaucoup, beaucoup mieux que cela. Les Amandiers ouvre au spectateur qui veut bien le recevoir un domaine qui ne lui est pas forcément familier, une énigme même : de quoi est constitué·e une actrice ou un acteur ? Et qui plus
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Cinéma
Temps de lecture : 8 minutes