Bribes et débris
À travers des portraits de prostituées, Rithy Panh révèle les fêlures de la société cambodgienne.
dans l’hebdo N° 944 Acheter ce numéro
Le cadre est nu, exigu aussi, les pièces sont dépourvues de fioritures dans ce building du centre de Phnom Penh. Impressions de lieu de passage, habillé de nattes en plastique sur un carrelage clair. Des valises servent d'armoire. Les murs sont blanchis à la chaux grisâtre, recouverts de photos de mannequins, de têtes couronnées, de dessins naïfs, les fenêtres vêtues d'un bleu cobalt. Évier, bassine en guise de salle d'eau. Des rayons de soleil sèchent un linge suspendu sur une corde. Des jouets ici et là. À l'intérieur du cadre, cinq
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