« Mai 68 m’a ouvert les yeux »
Des ouvrières aux usines de Lip et Yema de Besançon témoignent de leur expérience de Mai 68 et de la rupture avec un ordre hiérarchique figé.
dans l’hebdo N° 962-964 Acheter ce numéro
Mai68, c'est l'histoire d'une prise de conscience. Où plutôt une nouvelle étape dans l'évolution des mentalités ouvrières~: la hiérarchie et les rapports de production ne sont pas une loi naturelle. « Personnellement, c'est Mai68 qui m'a ouvert les yeux. Avant, je croyais que les ouvriers étaient naturellement sur terre pour en baver. Puis j'ai pensé que je m'étais peut-être trompée et que les choses pouvaient changer. J'ai alors compris que la seule solution pour les ouvriers était d'agir collectivement. » Ainsi parle Jeannine Pierre-Émile, déléguée CFDT chez le fabriquant de montres Yema en 1968, puis à Lip en 1969. « Pourtant, j'avais 34ans et j'élevais, seule, mes enfants , poursuit-elle *. Je ne pouvais pas me permettre de faire la grève. Ma situation était dure, elle prenait toutes mes forces et occupait toutes mes pensées.
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
Marche féministe nocturne : « L’antifascisme est une urgence et une nécessité »
Dans les Hautes-Alpes, la préfecture systématise des pratiques illégales contre des demandeurs d’asile
Candidats victimes de racisme : « Aux municipales, on doit souvent prouver beaucoup plus que les autres »