Sélection pas naturelle

Pour un meilleur contrôle, le ministère de l’Écologie compte privilégier certaines grosses associations aux dépens de plus petites, qui assurent pourtant des missions de service public.

Claude-Marie Vadrot  • 27 septembre 2007 abonné·es
Sélection pas naturelle

La tendance date de 2002, mais c'est Nicolas Sarkozy qui la conceptualisée, pendant sa brève carrière de ministre de l'Économie et des Finances, en 2004 : la cure d'amaigrissement imposée aux associations environnementales sous prétexte que « leur utilité n'est pas évidente et que [leurs] membres utilisent cet argent pour s'opposer à la politique de l'État » . Comme disait Victor Hugo, Napoléon pointait déjà sous Bonaparte. Aujourd'hui, alors que plusieurs associations comme France nature environnement, Bretagne vivante ou la Société nationale de protection de la nature ont déjà dû licencier des salariés, la politique suggérée par le président de la République, et que va appliquer sans état d'âme Jean-Louis Borloo, prend une orientation un peu différente. L'option sera

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