L’opposition fantôme
Alors que les conflits sociaux se multiplient, le principal parti de la gauche est tout juste capable de critiquer « la méthode Sarkozy ». Raisons d’une démission.
dans l’hebdo N° 975 Acheter ce numéro

À l'état de grâce succède la résistance. Que ce soit pour protester contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, contre les réductions d'effectifs dans la Fonction publique, pour la défense des conditions de travail ou du pouvoir d'achat, plusieurs grèves et manifestations sont programmées au mois de novembre. Sans parler de la contestation qui monte dans les universités contre la loi Pécresse adoptée cet été. Après le succès de la journée de mobilisation du 18 octobre et le débrayage des hôtesses et de stewards d'Air France, la multiplication des conflits sociaux marque la fin de six mois d'anesthésie post-électorale.
Lors des élections législatives, en juin 2007. BUREAU/AFP
L'ouverture des hostilités à la réforme des régimes spéciaux est annoncée pour le 13 novembre à 20 h, avec le début d'une grève reconductible à la SNCF, à l'appel de six des huit fédérations syndicales de cheminots (CGT, SUD Rail, Unsa, FO, CFTC, CFE-CGC). À la RATP, seul SUD avait déposé un préavis de grève reconductible, mais six autres syndicats envisageaient de faire de même, si le gouvernement ne bouge pas. À EDF-GDF, FO et la CGT, majoritaires dans le secteur, appellent aussi à la grève le 14 novembre, trois autres fédérations attendant encore que le gouvernement revoie « sa copie » . Enfin, c'est aussi contre la réforme de leur régime spécial de retraite que les personnels techniques de l'Opéra de Paris ont déposé un préavis de grève, avec effet le 13 novembre.
Le 20 novembre, c'est au tour des sept fédérations syndicales de fonctionnaires et des cinq fédérations de l'Éducation nationale d'appeler à la grève et à une journée d'action contre les réductions d'effectifs et pour les salaires. Cinq fédérations syndicales des postes et télécommunications (CGT, CFDT, SUD, FO et CFTC) appellent,
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