Germaine Tillion, le savoir pour vivre et combattre
Âgée de 100 ans, grande résistante, celle qui était l’une des rares femmes Grand-Croix de la Légion d’honneur est décédée samedi dernier.
dans l’hebdo N° 999 Acheter ce numéro
Au début de l’année 1941, Germaine Tillion écrivait, dans un texte destiné aux journaux clandestins de la Résistance : « Ce qui nous est indispensable, c’est de nous imposer une sévère discipline de l’esprit : nous devons nous défier de la crédulité, du désespoir, de l’enthousiasme, de la haine… » Et d’ajouter : « Nous ne connaissons d’emblée qu’une cause qui nous est chère, celle de notre patrie […]. Mais nous ne voulons pas, nous ne voulons absolument pas lui sacrifier la vérité. » Ces exigences guideront toute sa vie de chercheuse et de femme engagée.
Née le 30 mai 1907, Germaine Tillion fait de brillantes études avant de se tourner vers l’ethnologie, et son maître n’est autre que Marcel Mauss. Ses intérêts sont
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
Le drapeau, projection de l’individu social
Oleksandra Matviichuk : « Poutine voit l’Ukraine comme un pont vers l’Europe »
L’hystérie, symptôme… des violences masculines