Germaine Tillion, le savoir pour vivre et combattre

Âgée de 100 ans, grande résistante, celle qui était l’une des rares femmes Grand-Croix de la Légion d’honneur est décédée samedi dernier.

Olivier Doubre  • 24 avril 2008 abonné·es

Au début de l’année 1941, Germaine Tillion écrivait, dans un texte destiné aux journaux clandestins de la Résistance : « Ce qui nous est indispensable, c’est de nous imposer une sévère discipline de l’esprit : nous devons nous défier de la crédulité, du désespoir, de l’enthousiasme, de la haine… » Et d’ajouter : « Nous ne connaissons d’emblée qu’une cause qui nous est chère, celle de notre patrie […]. Mais nous ne voulons pas, nous ne voulons absolument pas lui sacrifier la vérité. » Ces exigences guideront toute sa vie de chercheuse et de femme engagée.

Née le 30 mai 1907, Germaine Tillion fait de brillantes études avant de se tourner vers l’ethnologie, et son maître n’est autre que Marcel Mauss. Ses intérêts sont

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Idées
Temps de lecture : 4 minutes