Christian Bachmann ou le refus de parvenir
Fin de notre série sur Mai 68 avec un témoignage de l’historien des idées, Daniel Lindenberg, sur l’effervescence intellectuelle des étudiants, et un hommage à Christian Bachmann, brillant sociologue disparu en 1997.
dans l’hebdo N° 1003 Acheter ce numéro
Rarement, les livres d’histoire s’attardent sur le décor, les lieux ou les instants de vie quotidienne qui – insensiblement – témoignent pourtant de la génèse des grands événements. De même, nombre d’acteurs au rôle parfois important, mais oubliés par la suite, ne trouvent pas de place dans les récits historiques. Si Daniel Lindenberg, devenu collaborateur à la revue Esprit, s’est, comme nombre d’ex-soixante-huitards, éloigné du marxisme dans les années 1970, ses Choses vues (qui aurait pu aussi s’intituler « choses lues ») sont cependant un document précieux, en particulier pour les jeunes générations, sur ce que fut le (dernier ?) âge d’or du Quartier latin étudiant, son bouillonnement intellectuel dans les années 1960 et l’importance de la Sorbonne en son cœur. Rédigé à l’imparfait, l’ouvrage est d’abord une présentation sensible de l’état d’esprit des étudiants (principalement en lettres) de la Sorbonne, engagés à gauche, de leurs lectures et des lieux qu’ils fréquentent à l’époque, des cinémas de la rue Champollion aux librairies La Vieille Taupe (qui ne soutient pas encore les négationnistes), La Hune et, surtout, La Joie de
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