Plus dure sera la suite
Le projet de loi de finances actuellement en discussion à l’Assemblée nationale s’alignera sur le plan de sauvetage destiné aux banques.
Mais il sera inefficace pour sortir de la crise sociale.
dans l’hebdo N° 1023 Acheter ce numéro
Crise oblige, les débats budgétaires ont débuté plus tôt que prévu. Bien avant les discussions sur le budget 2009 [^2]. Le Parlement a dû adopter en urgence un projet de loi de finances rectificative pour le financement de l’économie, destiné à mettre en œuvre le plan de sauvetage à 360 milliards d’euros des banques françaises. Cette loi, qui entre dans le cadre du collectif budgétaire habituellement adopté en fin d’année, a été votée les 14 et 15 octobre par le Parlement pour faire en sorte que l’argent public serve à renflouer rapidement les banques. Le système financier ne pouvait attendre l’examen du budget de l’État à l’Assemblée nationale, qui a commencé lundi sous le feu des critiques, l’opposition jugeant ce budget dépassé en raison de la récession qui se précise.
Le plan de sauvetage des banques françaises coûtera 360 milliards d’euros. Lohnes/AFP
Les syndicats de salariés ont pointé la contradiction dont souffre le projet de budget : la priorité est de lâcher du lest sur l’endettement de l’État pour soutenir les banques, mais sans réviser les orientations budgétaires pour sortir de la crise sociale. Le ministre du Budget, Éric Woerth, a assuré que le plan de sauvetage n’aura pas d’impact direct sur les finances publiques, et considère que le projet de loi de finances reste « réaliste » . « Nous
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