Survivre à Gaza
Malgré la trêve conclue en juin entre le gouvernement israélien et le Hamas, le sort des Gazaouites ne s’est pas amélioré. Eugénie Rébillard, qui a vécu huit mois là-bas, raconte.
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Quelle est la situation économique ?
Chômage galopant, prix exorbitants, rareté des marchandises, la situation économique à Gaza se dégrade de jour en jour. La moitié des familles vit sous le seuil de pauvreté. Les Israéliens vendent aux Palestiniens certains produits tels que le lait, mais les quantités ne sont pas suffisantes pour répondre à la demande. D’autres produits de base, comme l’huile, sont fournis par l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient). Quant aux autres denrées, elles arrivent via les tunnels entre la bande de Gaza et l’Égypte. L’huile alimentaire est utilisée comme carburant de substitution, le pétrole étant devenu rare, bien que de petites quantités soient autorisées à rentrer par Erez. Cette alternative au pétrole et au gaz est très polluante et très nocive pour le système respiratoire. La grande majorité des usines ont été bombardées systématiquement par l’armée israélienne depuis juin 2006. Les dernières ne sont plus actives car les matières brutes nécessaires à la production n’entrent pas dans la bande de Gaza. Elles ont dû licencier leur personnel et ne sont plus que des vestiges d’une vie économique passée. Les échanges économiques entre la bande de Gaza et le monde extérieur sont inexistants. En effet, les Palestiniens ne peuvent pas
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