Des trois coins du monde
Du 29 janvier au 1er février, le festival d’Angoulême réunit l’Internationale du dessin, notamment les artistes sud-africains de Bitterkomix.
dans l’hebdo N° 1037 Acheter ce numéro
La bande dessinée vadrouille. Loin des grosses maisons, des grandes « écoles », elle prend de belles tangentes. Internationales et surprenantes, qui plus est. Persepolis a ainsi été le plus gros carton de l’éditeur coréen Sai Comics. Le Flamand Nix a vu ses planches transiter par Albi, chez les Requins marteaux, tandis que le fanzine afrikaner Bitterkomix invitait dans ses pages JC Menu, figure phare de l’Association. Afrique du Sud, Corée méridionale, Belgique néerlandophone : liés à l’Hexagone, ces exemples n’ont pas valeur de « cocorico ». Mais d’illustrations. C’est cette bande dessinée voyageuse, cosmopolite, qui, pour un week-end et parmi d’autres, va poser ses valises à Angoulême et s’exposer dans ce 36e festival (1). Les trois contrées n’y sont pas de parfaites inconnues, elles le restent encore trop du public.
Bitterkomix
Dans un ciel bleu turquoise, sur un joli nuage rose bonbon, Dieu rugit : « Eh putain d’idiots ! Lequel d’entre vous connards misérables sucera aujourd’hui ma sainte queue ? » En bas, des Noirs agonisent, pleurent, estropiés, armés de pelles, de béquilles, de fusils. La ligne est claire, les faces tout droit sorties de Tintin au Congo , jusqu’à un Milou charbon. Au loin brûle une église. Bienvenue en Afrique du Sud, dans
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