Retour sur la « vente du siècle »

Dans la mise aux enchères
de la collection Bergé-Saint-Laurent, les œuvres sont assignées à résidence dans un espace économique et mondain aux antipodes de tout ce qui a pu susciter leur existence.

Jean-Christophe Bailly  • 12 mars 2009 abonné·es

Au moment où s’éteignent les projecteurs et où se calment les éloges flagorneurs ayant accompagné et soutenu tout du long la « vente du siècle », est-il possible de se souvenir – et aussi de rappeler – que l’art, dans sa pulsion fondamentale, n’a jamais eu pour fin première de venir orner la demeure des riches ? Que l’art ait comporté très tôt une dimension somptuaire, et qu’il y ait eu entre lui et le pouvoir et la mode des rapports étroits, c’est un fait qu’il serait certes vain de nier. Mais ce que l’on pourrait rappeler aussi, c’est que ces rapports n’ont pas toujours été de contiguïté et qu’ils sont complexes, tendus, incertains. Or, l’on peut assister aujourd’hui, dans certains cercles du milieu de l’art, à l’émergence d’une tendance qui consiste à capturer tout entier l’art dans la sphère

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Idées
Temps de lecture : 5 minutes