Turquie dans l’UE : « Plus d’avantages que d’inconvénients »
Didier Billion*, directeur adjoint de l’Institut de relations internationales et stratégiques, critique ici l’hostilité de Nicolas Sarkozy à l’entrée de la Turquie dans l’Europe.
dans l’hebdo N° 1049 Acheter ce numéro

Politis/La Turquie a-t-elle une légitimité géographique et politique à demander son intégration à l’Union européenne ?
Didier Billion : D’un point de vue politique, la première chose que l’on doit rappeler, c’est que la demande de la Turquie de s’intégrer organiquement dans l’Union européenne date de très nombreuses années puisqu’il y a eu un accord d’association en 1963 entre la Turquie et l’ancêtre de l’Union européenne. Depuis lors, force est de constater que les Turcs ont fait preuve d’une certaine patience, ce qui prouve que ce projet européen n’est pas simplement une foucade, et que c’est vraiment un projet de société de s’arrimer à l’Europe occidentale.
Malheureusement, les Turcs n’ont pas été payés de retour. Depuis de nombreuses années, ils ont