L’université sous la stratégie du choc

Geneviève Azam  • 21 mai 2009 abonné·es

Si d’aucuns ont pu croire en la fin du néolibéralisme ou en son dépassement proche, la « réforme » de l’Université et de la recherche, en France et dans les autres pays d’Europe, sonne comme un démenti et constitue un exemple de la poursuite du processus et de la stratégie du choc.

Ces « réformes » s’inscrivent dans le processus de Bologne, démarré en 1999. Présenté comme un projet d’harmonisation des systèmes d’éducation et de recherche au niveau européen, il se voudrait l’héritier d’une certaine tradition des Lumières, attachée à la circulation et à la confrontation des idées. Le réveil est douloureux pour les universitaires et les

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