Une salle pour se shooter propre
À Paris, des associations ont présenté un lieu où l’on peut se droguer à moindre risque. Une simple démonstration puisque de telles structures sont interdites en France, malgré leurs avantages en termes de santé publique.
dans l’hebdo N° 1054 Acheter ce numéro
En plein Paris, le 19 mai, une « salle de shoot » a ouvert pendant quelques heures ! Existant dans de nombreux pays, ce type de salle est désigné par l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies sous le sigle SCMR, pour « Structure d’accueil avec possibilité de consommer à moindre risque des drogues psychoactives illicites ». Installée dans les locaux de l’association Asud (Auto-support d’usagers de drogues) à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre les hépatites, cette salle « de démonstration » – symbolique car illégale en France – a vu le jour à l’initiative d’un collectif [^2] regroupant, outre ASUD, les associations de malades Act Up-Paris (lutte contre le sida) et SOS Hépatites, rejointes par Gaia (structure issue de Médecins du monde travaillant en direction des usagers de drogues) et surtout l’importante Anitea (Association nationale des intervenants en toxicomanie et addictologie). Des personnalités avaient en outre apporté leur soutien à l’initiative, dont le professeur Lowenstein, président de SOS Addictions, la sociologue Anne Coppel, présidente d’honneur de l’Association française de réduction des risques, et même le Mouvement des jeunes socialistes…
Un grand nombre de journalistes se pressaient ce jour-là pour visiter les quatre
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