En Sarkozie

Politis  • 2 juillet 2009
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Les sens d’un geste

Le 6 janvier, Nicolas Sarkozy expliquait assez démagogiquement sa décision de nommer Brice Hortefeux au ministère des Affaires sociales, en remplacement de Xavier Bertrand : « En plaçant mon meilleur ami à ce poste-là, c’est un geste pour les syndicats » , assurait le chef de l’État. Cinq mois et demi plus tard, comment les syndicats doivent-ils interpréter le geste du président de la République, qui a décidé de leur retirer son « meilleur ami » pour le loger place Beauvau, au ministère de l’Intérieur ?

Les frères Sarkozy assurent leur retraite

Les grandes manœuvres ont déjà commencé autour de la prochaine réforme des retraites. Nicolas et Guillaume Sarkozy ont déjà anticipé la baisse programmée des pensions et la « formidable opportunité que cela représente pour le développement de l’épargne retraite » , explique Mediapart (le 26 juin). Le site diffuse un rapport confidentiel dont les premières pages sont édifiantes. Pilier du système des retraites par répartition, la Caisse des dépôts et consignations (CDC), l’assureur public CNP et le groupe Médéric, dirigé par Guillaume Sarkozy, frère du chef de l’État, préparent la création d’une filiale commune spécialisée dans le financement des retraites. L’entregent de Nicolas a fait le reste. L’objectif est de mettre la main sur le formidable marché de la retraite complémentaire privée, estimé à 110 milliards d’euros. Si tout va bien, c’est dans la poche…

Les échos
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