En Sarkozie

Politis  • 17 juillet 2009
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Justice dépendante

À peine la délégation du Crif était-elle sortie du ministère de la Justice, le 13 juillet, que la garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, se prononçait pour un nouveau procès des complices de Youssouf Fofana, le meurtrier du jeune Ilan Halimi. Quelques instants plus tard, le Parquet général de Paris annonçait que 14 personnes seraient rejugées, c’est-à-dire toutes celles qui ont été condamnées à des peines inférieures aux réquisitions. Cette décision, prise ostensiblement sous la pression des organisations juives, a provoqué l’indignation des syndicats de magistrats. « C’est une immixtion de l’exécutif dans le judiciaire comme il n’y en a jamais eu », a estimé Romain Boulet, l’un des avocats de la défense. «  La justice, c’est autre chose que la vengeance » , a commenté la présidente du Syndicat de la magistrature.

Bavure au Flash-Ball

Joachim Gatti, 34 ans, cameraman et petit-fils du dramaturge Armand Gatti, qui se trouvait le 9 juillet à Montreuil (Seine-Saint-Denis) en compagnie de quelques squatters délogés manu militari le matin même d’une clinique occupée, a reçu en pleine tête un tir de Flash-Ball policier. Bilan : trois fractures au visage, le globe oculaire fendu en deux, la paupière arrachée. Deux jours plus tard, la préfecture déclarait avoir «  bien eu connaissance qu’un jeune homme a perdu son œil, mais pour le moment il n’y a pas de lien établi de manière certaine entre la perte de l’œil et le tir de Flash-Ball ». Circulez, il n’y a rien à voir  ! Pour les autorités, le Flash-Ball reste une arme inoffensive, et la brutalité n’est jamais policière.

Les échos
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