Pas de chance, Lucky

Yves Ravey montre sans euphémismes
le mécanisme pervers mettant en œuvre la violence faite à un enfant.

Christophe Kantcheff  • 15 octobre 2009 abonné·es

Le personnage principal et narrateur de Cutter est un garçonnet de 10 ou 12 ans. Il s’appelle Lucky. Lucky signifie en anglais « chanceux ». C’est pousser loin la noirceur de l’ironie : Cutter est un texte terrible sur les maltraitances psychologiques que des adultes peuvent infliger à un enfant, auxquelles s’ajoutent ça ou là quelques coups bien frappés. Pour autant, le huitième roman d’Yves Ravey, comme les précédents, ne joue sur aucune corde sensible. C’est parce qu’il est débarrassé de tout pathos, qu’il ne fait appel ni à la pitié ni à l’attendrissement, que Cutter est

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Culture
Temps de lecture : 3 minutes