Là-bas

Politis  • 26 novembre 2009
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Deux inconnus à la tête de l’UE

C’était, souvenez-vous, l’un des arguments des partisans du traité constitutionnel européen, en 2005. Argument repris quand il s’est agi de plaider en faveur du traité de Lisbonne : l’Europe allait se donner un visage et un nom. Cette construction un tantinet bureaucratique allait enfin avoir un président et un ministre des Affaires étrangères, lesquels allaient parler au nom de tous. La nomination du transparent Premier ministre chrétien-démocrate belge, Herman Van Rompuy, et, plus encore, de la britannique baronne Catherine Ashton, totalement novice dans le domaine de la diplomatie, ressemble fort à une arnaque. Une certitude : ces inconnus ne feront pas d’ombre aux chefs d’État et de gouvernement les plus en vue des « 27 ». C’était le but. On admirera aussi le pluralisme : un chrétien-démocrate ; voilà pour la droite ! Et une Travailliste, version Blair ; et voilà pour la gauche ! Les débats s’annoncent vifs.

Battisti : sauvé par Lula ?

La Cour suprême du Brésil a donné son feu vert à l’extradition de Cesare Battisti vers l’Italie le 18 novembre dernier, mais a laissé le président Lula décider en dernier ressort du sort de l’ancien activiste d’extrême gauche italien, en prison à Brasilia. Or Lula a déclaré vendredi 20 novembre « avoir déjà sa décision en tête » mais attendre le rapport de la Cour suprême pour l’annoncer. Alors que le ministre brésilien de la Justice, Tarso Genro, lui-même ancien militant d’un groupe armé sous la dictature, avait accordé en janvier le statut de réfugié à Battisti, une source proche de la présidence a rappelé ces jours-ci la « tradition brésilienne d’accorder protection et asile » . En dépit des pressions berlusconiennes sur le Brésil, l’opinion publique de ce pays, pour laquelle le souvenir de la dictature est encore frais, ne semble pas franchement pencher en faveur de l’extradition.

Les échos
Temps de lecture : 2 minutes
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