Roman de l’absence

Prosateur virtuose,
Hubert Haddad livre une réflexion superbe sur l’écriture à la fois vitale et rendue impossible par la passion.

Laura Alcalaï  • 12 novembre 2009 abonné·es

Un écrivain s’est retranché dans un manoir face à l’océan breton, tout à sa douleur d’avoir perdu Fédora, la femme aimée. Il voudrait écrire un roman, mais n’en a ni la force ni finalement l’envie. Il rend compte de cette difficulté dans un journal intime dont la figure géométrique insaisissable et malléable pourra traduire les circonlocutions du rêve : « Le coq-à-l’âne de la rêverie, écrit-il, r épond à une algèbre diabolique qui pourrait dévoiler à chaque

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Culture
Temps de lecture : 3 minutes