En Sarkozie

Politis  • 11 février 2010
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Une sale histoire

L’affaire de l’attentat de Karachi refait surface. On se souvient que, le 8 mai 2002, l’autobus qui transportait onze salariés de la Direction des constructions navales en poste au Pakistan avait été détruit par un engin explosif : 14 morts. Dans un premier temps, Al-Qaïda avait été soupçonné, puis les enquêteurs ont privilégié l’hypothèse de représailles pakistanaises après l’arrêt par la France de versements de commissions sur la vente de sous-marins au Pakistan en 1995. Hypothèse infiniment plus fâcheuse pour ceux qui, au sommet de l’État, auraient décidé d’interrompre le versement des commissions. Ensuite pour ceux qui auraient pu, en France, bénéficier de rétrocommissions pour financer leur activité politique. La plainte des familles des victimes vise l’Association pour la réforme, le club d’Édouard Balladur. Elle pourrait être gênante aussi pour le ministre du Budget de l’époque, qui avait donné son aval à la création d’une société offshore par lesquelles transitaient les commissions. Un certain Nicolas Sarkozy. Le parquet de Paris vient d’ouvrir une enquête préliminaire à la suite d’une nouvelle plainte déposée par les familles des victimes.

Le gros mensonge d’Estrosi

Dans la foulée des engagements de Sarkozy sur le maintien du site de Renault Sandouville, Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, a affirmé devant l’Assemblée nationale que des véhicules haut de gamme, dont « la nouvelle Safrane » , « sont autant de produits que nous allons faire prospérer sur le site de Sandouville ». Mise au point de la direction de Renault : tout cela n’est que chimère.

Les échos
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