Immigration : le choix absurde de la répression

Malgré la volonté affichée par les syndicats et des organisations patronales de trouver des solutions pour régulariser les salariés sans papiers, le gouvernement s’embourbe dans une politique de sanctions.

Clémentine Cirillo-Allahsa  • 25 mars 2010 abonné·es
Immigration : le choix absurde de la répression
© PHOTO : GUILLOT/AFP

Voilà une initiative historique qui embarrasse le gouvernement. Un projet d’approche commune adressé le 8 mars au ministère du Travail par les organisations syndicales et patronales a formulé des propositions concrètes permettant la régularisation par le travail des salariés sans papiers. Renvoyé vers le ministère de l’Immigration au motif d’une légitimité juridique sur la régularisation, il a reçu une fin de non-recevoir de la part d’Éric Besson. Pire, le 17 mars, le ministre de l’Immigration a confirmé qu’il présenterait dans les semaines à venir un projet de loi pour réprimer plus sévèrement « les entreprises employant, directement ou indirectement, des ressortissants étrangers en situation irrégulière » . Le gouvernement s’embourbe ainsi dans une voie répressive et discriminante, sans rien changer au problème auquel les entreprises

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