Quand l’orientation perd le nord
Le gouvernement projette de transférer une partie des missions des conseillers d’orientation-psychologues sur les enseignants, et une autre sur des entreprises privées.
dans l’hebdo N° 1107 Acheter ce numéro

«Pour discuter de votre avenir, tapez 2 ! » Des hotlines où des « chargés d’orientation » répondront par téléphone, par e-mail ou sur des « tchats » en ligne aux collégiens et aux lycéens en mal d’information… Voilà à quoi pourrait ressembler, demain, l’orientation scolaire. C’est en tout cas ce que préconise un groupe de travail ministériel qui, depuis l’automne, planche sur la redéfinition des missions des conseillers d’orientation-psychologues (COP). Si elles sont encore floues, les premières propositions suscitent une levée de boucliers. Personnels, associations de parents d’élèves et syndicats estiment que ce projet « s’inscrit dans une politique générale de l’éducation moins pensée en fonction du besoin des élèves que des économies à réaliser » . Et y voient le coup de grâce porté à un service public de l’orientation déjà mal en point.
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