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Politis  • 24 juin 2010
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On en a vu des choses étonnantes en deux jours sur toutes les chaînes de télé. Un préparateur physique qui en vient aux mains avec un joueur. Un entraîneur qui tente de s’interposer. Le même entraîneur qui lit le communiqué de soutien des joueurs à celui d’entre eux qui a insulté… l’entraîneur. Une ministre des Sports qui rend compte, des trémolos dans la voix, de sa mission auprès des joueurs, qui, nous a-t-elle dit, en ont pleuré. Le plus étonnant, s’agissant de cette dernière scène, c’est la forêt de micros et de caméras de tous les pays qui se bousculaient à la conférence de presse de la ministre. C’est à cela que l’on mesure l’importance des événements. Ce qu’on appelle « la hiérarchie de l’information ». Pas étonnant, dans ces conditions, qu’un journal italien ait titré, un brin ironique peut-être, « La révolution française », et un autre, « La prise de la Bastille ».

Les échos
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