Fuck la rentrée littéraire !
dans l’hebdo N° 1120 Acheter ce numéro
Comme l’indique ce titre subtil, injonction de saison en forme de vers à sept pieds, il s’agirait ici d’une réaction épidermique au phénomène inimitable nommé « rentrée littéraire » – et l’épiderme, ici, est d’autant plus concerné que je remplacerais volontiers les dix dernières rentrées littéraires (6 000 titres à vue de nez) par la lecture en prime time du magistral la Peau de Curzio Malaparte, pour oublier le Paris de 2010 en allant errer à Naples fin 1943. Reste le phénomène, donc, avec son substantif scolaire et son épithète galvaudée : on en fera, à toute vitesse, le prodrome de dix tendances lourdes de notre moment historique, le signe de dix vérités sur notre présent affolé, plus hélas que sur feu la littérature.
1- La rentrée littéraire, comme le classement des hôpitaux ou la vie sexuelle des