M. le Maudit

Anne Coppel  • 7 octobre 2010 abonné·es

Lorsque j’ai appris la mort de Bruno Fabre, j’ai été glacée d’horreur et prise de fureur. Le piège s’était refermé sur lui. Lorsque je l’avais rencontré deux ans auparavant, les ressorts de cette tragédie commençaient à se nouer, mais comment imaginer qu’elle se déroulerait selon cette logique implacable que ma génération, nourrie de l’antipsychiatrie, croyait avoir déconstruite. Bruno était alors en plein désarroi : ce beau garçon, d’une intelligence remarquable, souffrait

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