Lu, vu, entendu

Politis  • 27 janvier 2011
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LU

L’hebdomadaire Challenges (20 janvier) a rencontré Mireille Faugère, la nouvelle directrice de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, dont les compétences comme conseillère du PDG de la SNCF ont séduit le gouvernement. Car la dame a une vision musclée de la santé publique en Île-de-France, digne d’un TGV. L’objectif de l’AP-HP est de récupérer des « parts de marché » dans un « environnement concurrentiel de plus en plus affirmé » . Les « clients » devront par exemple mettre la main à la poche pour payer les chambres individuelles. Mais le service sera allégé : 4 000 postes disparaîtront d’ici à 2012, comme prévu dans le plan stratégique de Sarkozy. Pour rassurer, Mme Faugère a fait venir un commercial de la SNCF pour piloter une « direction du service au patient » . Et pour que le client sorte le carnet de chèques ?

VU

Critiqué pour avoir publié un dessin de Plantu qui amalgame sous la même bannière du « néopopulisme » un Jean-Luc Mélenchon éructant et une Marine Le Pen souriante, le Front de gauche et le Front national, Christophe Barbier, directeur de l’Express , soutient, dans un éditorial vidéo mis en ligne sur le site Internet de son journal (20 janvier), que cette caricature « nous oblige à penser » ce « mouvement » qui n’est pas « spécifiquement franco-français » . Pour le dandy à l’écharpe rouge, on reconnaît le « néopopulisme » à trois caractéristiques : « La contestation du mode de production capitaliste » , « la contestation d’un certain vivre-ensemble démocratique » et « la contestation des solutions de gouvernement pratiquées depuis des décennies dans nos pays, des solutions raisonnables, social-démocrates ou libérales » . Cela en fait, du monde !

ENTENDU

« Je suis favorable à la suspension des allocations familiales » , a affirmé Luc Chatel, le 23 janvier sur Europe 1, veille de l’entrée en vigueur du décret d’application de la loi Ciotti sur l’absentéisme scolaire. « Au bout de quatre demi-journées d’absence en un mois, nous convoquerons les parents […], nous leur indiquerons que si cette situation se poursuit, nous procéderons à une suspension des allocations familiales » , a expliqué le ministre de l’Éducation. « Considérer l’absentéisme comme un “fléau” témoigne de la volonté de camoufler les vrais problèmes d’un système éducatif qui laisse plus de 150 000 jeunes sortir sans qualifications » , a riposté le syndicat SE-Unsa le lendemain. Sans compter que les victimes de la crise du logement seront les plus durement touchées, martèle le DAL. Car pas de logement stable = absences à l’école, monsieur le ministre !

Les échos
Temps de lecture : 2 minutes
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