Un joker nommé « secret-défense »

Dans les affaires politico-militaires, comme celle de Karachi, le gouvernement détient un pouvoir discrétionnaire dont il use et abuse.

Denis Sieffert  et  Sébastien Fontenelle  • 6 janvier 2011 abonné·es

Connaîtra-t-on un jour la vérité dans l’affaire Karachi ? Ou sera-t-elle enterrée comme l’a été celle des frégates de Taïwan, qui lui ressemble si étrangement ? Dans les deux cas, des commissions importantes (mais légales) ont été versées à des intermédiaires. Pour la vente de sous-marin au Pakistan, on parle de 6,25 % du montant total d’un marché de 5,4 milliards de francs. Et, dans les deux cas, une partie de ces sommes est revenue en France sous la forme de rétrocommissions (illégales, cette fois), non pas dans les caisses de l’État, mais dans des tirelires privées. Pour les frégates de Taïwan, en 1991, il semble que gauche et droite se soient équitablement partagé le magot. Alors que dans la transaction de Karachi, en 1995, un fort soupçon pèse sur le financement de la campagne présidentielle

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Publié dans le dossier
L'art d'enterrer les affaires
Temps de lecture : 5 minutes