Là-bas

Politis  • 17 février 2011
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Les saigneurs de la Grèce
George Papandréou a appelé Dominique Strauss-Kahn, le 12 février, pour lui faire part de son mécontentement. Afin de consentir à lui verser une nouvelle tranche du prêt de 110 milliards arrêté en mai 2010, le FMI, l’UE et la BCE avaient, la veille, conjointement réclamé à la Grèce un plan de privatisations beaucoup plus sévère que prévu : 50 milliards d’euros d’ici à 2015, dont 15 milliards d’ici à 2013. Jusqu’ici, le gouvernement de M. Papandréou avait prévu de privatiser pour 7 milliards, dont 1 milliard en 2011. Face au tollé suscité dans l’opinion grecque par leur nouvelle exigence, les trois institutions ont dû expliquer dans un communiqué qu’il ne s’agissait, somme toute, que d’un… conseil.

Leçon tunisienne
Le ministre des Affaires étrangères tunisien a été contraint à la démission après avoir encensé Michèle Alliot-Marie, au cours de sa première visite en France. L’éloge avait semblé d’autant plus déplacé que MAM avait, on s’en souvient, proposé d’aider la police de Ben Ali face aux manifestants, avant de choisir la Tunisie en pleine insurrection et les jets privés pour des vacances. Depuis, les caricaturistes avaient baptisé Ahmed Ounaies « le fou d’Alliot-Marie ». Une leçon de démocratie pour la France, qui a toujours la même ministre des Affaires étrangères, malgré ses nombreuses bourdes…

Les échos
Temps de lecture : 1 minute
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