Le conseil déministre

Alain Ade  • 17 février 2011 abonné·es

Ce jour-là, en Tunisie, le ministre des Missionnaires [^2] quittait l’éphémère gouvernement mis en place après le départ du dictateur. En France, au même moment, la ministre des Beaux Nerfs avait proposé devant l’assemblée des représentants du peuple d’initier la police tunisienne au maniement efficient des matraques, grenades lacrymogènes, canons à eau et nerfs de bœufs dont regorge le pays des droits de l’homme.

Sur le banc du gouvernement, le ministre des Corps hâtifs paraissait somnoler. En réalité, quelque chose le turlupinait. On m’a diabolisé à propos de mes boxeurs de Bangkok, s’indignait-il en silence, ce n’est pas ma faute si le diable est dans le dadais thaï ! Et maintenant on me reproche ma proximité avec le régime honni ! Veut-on faire de moi une sorte de ministre des Péchés ? Faudrait-il que je me taise, que j’entame une traversée du désert, que je devienne un ministre des Chauds Sables que l’on

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