Une Internationale devenue gênante

L’exclusion tardive des partis de Ben Ali et de Moubarak, et le maintien du parti de Laurent Gbagbo jettent une lumière crue sur une organisation qui n’incarne plus, depuis longtemps, le projet social-démocrate.

Michel Soudais  • 24 février 2011 abonné·es
Une Internationale devenue gênante
© Photo : DUNAND, MESSINIS, SORIANO / AFP

Il n’a jamais été autant question de l’Internationale socialiste (IS). Depuis que Michèle Alliot-Marie est mise en cause pour ses relations tunisiennes, la droite ne manque pas une occasion de rappeler que le Parti socialiste avait en quelque sorte partie liée avec les formations politiques de Zine el-Abidine Ben Ali et d’Hosni Moubarak. Celles-ci étaient membres de l’IS et n’en ont été exclues que très tardivement. Ce faisant, l’UMP oublie que le groupe du PPE au Parlement européen, présidé par l’un des siens, Joseph Daul, a été le premier à signer en grande pompe, le 29 juin dernier, un accord de coopération avec le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) de Tunisie pour promouvoir le

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 8 minutes