« Winter Vacation » : En grande vacance
Petit chef-d’œuvre d’humour absurde, Winter Vacation, du chinois Li Hongqi, met en scène le vide intérieur.
dans l’hebdo N° 1141 Acheter ce numéro

Le cinéma, dit-on, est une fenêtre sur le monde. Il renseigne sur l’état d’un pays, d’une société, et ce d’autant plus que les images enregistrées viennent de loin. La Chine fait partie de ces contrées méconnues, fantasmées par les Occidentaux, que les films d’Edward Yang, Wang Bing ou Jia Zhangke contribuent en effet à éclairer, à représenter. Rien de tel avec Winter Vacation , de Li Hongqi. Ou, plus exactement, le film ne nous livre rien de ce qui a priori pourrait être spécifiquement chinois. On est là face à une abstraction déroutante et envoûtante, signée par un cinéaste dont c’est le troisième long-métrage et qui publie aussi des recueils de poésie.
Winter Vacation (« Vacances d’hiver ») met en scène des lycéens en congés scolaires. Cinq garçons qui ne savent pas quoi faire de leur peau, qui se retrouvent dans une chambre à jauger chacun leur tour la
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
« Ce qu’il reste de nous », hors de (chez) soi
« Et toi, comment ça va ? », correspondance libanaise
« La culture reste un élément important dans la reproduction des inégalités sociales »