Dans la prison de Nantes

Hervé Bompard-Eidelman  • 10 mars 2011 abonné·es

Le président de la République, une fois de plus, l’a joué dramaturgie politicienne calculée et sordide dans l’affaire de la jeune fille assassinée, une sorte de « je vous comprends, faites-moi confiance, je vais vous la créer, moi, la société idéale zéro risque, zéro infraction, zéro mort, zéro accident, zéro maladie, zéro problème de la vie quotidienne, zéro prof qui fait chier, zéro juge qui m’emmerde, zéro syndicat qui nous pourrisse le libéralisme du plus fort qui gagne et tant pis pour les faibles ». Écoutons le Président : « La réussite et la promotion sociale ne sont pas un dû que chacun peut réclamer en faisant la queue au guichet » (université d’été de l’UMP à La Baule, 4 septembre 2005). Et aussi : « Désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit. » Qu’ils crèvent tous. Zéro otage au Mexique, zéro jeune dans les banlieues, zéro chômeur – Si,

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