Lu, vu, entendu

Politis  • 3 mars 2011
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LU

Les antibiotiques, ce n’est pas automatique, disait une pub gouvernementale. Dans les élevages intensifs d’animaux, c’est trop souvent automatique, révèle le nouveau rapport sur le suivi des ventes d’antibiotiques en France publié par l’Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV). En 2009, le volume total des ventes a atteint 1067 tonnes, et « l’exposition » aux antibiotiques a augmenté de 12,6 % sur les onze années suivies par l’agence. Ces molécules sont toujours massivement utilisées pour les porcs (44 %), la volaille (22 %) et les bovins (16 %). Pire, l’utilisation en hausse de certaines d’entre elles est jugée « préoccupante » par l’ANMV. L’Institut de veille sanitaire (INVS) avait pourtant mis en garde contre cette utilisation massive, qui entraîne le développement de bactéries résistantes pouvant se transmettre à l’homme par l’alimentation, et conduire à l’inefficacité des traitements. Va-t-on vers une nouvelle crise sanitaire ?

VU

Mardi matin, sur France 2, François Baroin a levé le voile sur les pistes de la réforme fiscale que le gouvernement doit proposer ce jeudi au cours d’un colloque à Bercy. « Deux hypothèses », qui toutes deux prévoient la « suppression du bouclier fiscal », seront mises « sur la table », a annoncé le ministre du Budget. « L’un des deux scénarios ira dans la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), peut-être jusqu’à sa suppression, un autre ira dans une transformation en profondeur », a-t-il précisé. Si l’on résume : le gouvernement a toujours l’intention de faire un cadeau supplémentaire aux 560 000 foyers assujettis à l’ISF, mais il hésite encore sur son montant, qui pourrait atteindre les 4 milliards d’euros en cas de suppression totale. Les riches pourront encore dire merci à Sarkozy.

ENTENDU

« Jean-Yves Le Drian, c’est un escroc. » Cécile Duflot n’a pas mâché ses mots, dimanche, sur Europe 1, pour qualifier le président socialiste de la Région Bretagne à l’origine d’une plainte contre France Nature Environnement (FNE) et sa campagne d’affichage contestée, mettant notamment en scène un enfant barbotant sur une plage envahie d’algues vertes avec ce commentaire : « L’élevage industriel des porcs et les engrais génèrent des algues vertes. Bonnes vacances. » « Il suffit d’aller se promener sur les plages de la côte nord de la Bretagne pour constater qu’on ne peut pas se baigner », a rappelé la secrétaire nationale d’Europe-Ecologie-Les Verts, qui s’est dite convaincue que « plus de la moitié des habitants de Bretagne soutiennent […] la campagne de FNE ». Et sans doute même des socialistes…

Les échos
Temps de lecture : 2 minutes
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