Niger : des élections calmes et transparentes
C’est l’opposant historique à Mamadou Tandja, l’ex-Président, qui a remporté l’élection présidentielle du 14 mars avec 57,95 % des voix. Mahamadou Issoufou, le nouveau Président, a salué la « grande maturité politique » et le « sens élevé des responsabilités » du peuple nigérien. Pourtant le bon déroulement du scrutin n’était pas assuré. Outre la menace grandissante d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), depuis février 2010, le Niger a été placé sous l’autorité d’un gouvernement provisoire militaire. L’ancien Président Tandja avait, en effet, créé une grave crise dans le pays en cherchant à conserver son fauteuil au-delà des deux mandats qui lui avaient été accordés par la Constitution. La junte militaire avait dû le détrôner. Mahamadou Issoufou, a alors tenu à remercier, lors de son investiture, la junte pour son « doigté ».
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