Soins psychiatriques sans consentement adoptés

Politis  • 31 mars 2011
Partager :

La réforme de la loi sur l’hospitalisation sans consentement (voir Politis n° 1134) a été votée en première lecture à l’Assemblée le 22 mars par 266 voix contre 147. Et ce, malgré la fronde de l’ensemble des organisations syndicales professionnelles des psychiatres publics et privés. En autorisant des soins psychiatriques sans consentement en ambulatoire, ce texte fait éclater les murs de l’hôpital et implique que les lieux de privation de liberté pourront être potentiellement un peu partout, sans contrôle possible. Il suppose que certains patients pourraient être soumis à une procédure spéciale au nom de leurs antécédents et de leur dangerosité potentielle, et non plus de leurs actes. Il renforce le pouvoir du préfet en matière d’hospitalisation, instaure une « garde à vue psychiatrique » de 72 heures et l’intervention d’un juge des libertés, mais sans l’organiser, et permet l’hospitalisation à la « demande d’un tiers sans tiers » (en l’occurence un psychiatre). Suite des discussions devant le Sénat.

Société
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

« La répression ne va pas éteindre les free parties »
Entretien 9 avril 2026

« La répression ne va pas éteindre les free parties »

Dans sa pièce de théâtre documentaire Tribe, le metteur en scène et auteur Pierre Levant revient sur les répercussions du regard médiatique et politique sur les free parties.
Par Hugo Boursier
Free parties : l’assaut est lancé contre les sound systems
Analyse 9 avril 2026 abonné·es

Free parties : l’assaut est lancé contre les sound systems

Propositions de loi, projet gouvernemental, mission sénatoriale : les free parties, rassemblements techno festifs, sont redevenues une cible politique. Une offensive qui s’inscrit dans une longue histoire de méfiance et de répression à l’égard de la fête libre.
Par Maxime Sirvins
Dans les lycées du 93, « plus aucun de nos élèves n’arrive à se régulariser »
Rencontre 9 avril 2026 abonné·es

Dans les lycées du 93, « plus aucun de nos élèves n’arrive à se régulariser »

Depuis la circulaire Retailleau, en Seine-Saint-Denis, les lycéens étrangers ne peuvent plus se régulariser. Soutenus par les équipes pédagogiques, ils racontent le « combat » qu’est leur vie et la peur des OQTF. Fin décembre, un lycéen du 93 a été expulsé vers le Maroc.
Par Pauline Migevant
Handicap : la France à rebours du droit international
Enquête 8 avril 2026 abonné·es

Handicap : la France à rebours du droit international

Historiquement enferré dans une logique institutionnelle, l’État impose aux personnes handicapées un quotidien en établissement médico-social. Un schéma dénoncé par l’ONU, qui prône une nécessaire désinstitutionnalisation. En dépit de mobilisations, celle-ci est loin d’être envisagée.  
Par Elsa Gambin