Des filles en noir

Politis  • 21 avril 2011
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Ce sont des lycéennes d’aujourd’hui, Noémie
et Priscilla, mais elles pourraient être les personnages d’un roman de Kleist ou d’un tableau du début du XIXe siècle, au temps du romantisme flamboyant. La vie telle qu’elle se présente à elles, et telle qu’elles s’y projettent, ne leur plaît pas, les dégoûte même : l’horizon n’est pas assez vaste. Noémie et Priscilla ont soif d’absolu. Ce qui n’est pas sans souffrances. Au début du film, Noémie sort d’une tentative de suicide. Les deux filles n’ont foi qu’en leur amitié, dont la mise en scène montre l’aspect fusionnel, qui va les mener au bord du précipice. Des filles en noir, septième long-métrage de Jean Paul Civeyrac, est un beau film au désespoir fiévreux mais pas total. En supplément, un très court film rendant hommage au cinéma capable de tenir ensemble les vivants et les morts.

Des filles en noir, Les films Pelleas (1 DVD).

Culture
Temps de lecture : 1 minute
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