En Sarkozie

Politis  • 28 avril 2011
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Lagarde au FMI ?

À en croire l’ Express (20 avril), « Christine Lagarde est pressentie pour succéder à Dominique Strauss-Kahn »
à la tête du FMI. Cette succession, « officiellement taboue » , préoccupe les pays européens membres du FMI, qui songent à notre ministre de l’Économie, qui « fait autorité parmi les membres
du G20 »
. D’ailleurs « la presse anglo-saxonne en parle » . Si DSK et Lagarde sont interchangeables, pourquoi
ne pas présenter cette dernière
aux primaires du PS ?

Première servie

Christine Lagarde (toujours) a investi 19 980 euros en juin 2009 dans l’éditeur de logiciels Applicatour, puis 14 949 euros supplémentaires en mai 2010. Un investissement qui lui a permis de bénéficier du dispositif dit ISF-PME, qui permet de déduire de son impôt de solidarité sur la fortune 75 % des sommes investies dans les PME en direct et 50 % des sommes investies via des fonds. Il a été voté mi-2007 par le Parlement dans le cadre de la loi Tepa défendue par… Mme Lagarde. Qui jurera sans doute qu’elle était désintéressée.

Un petit monde

Dans la société Applicatour, révèle acteurspublics.com, Mme Lagarde (encore) est associée à François Drouin, un « X-Ponts » nommé sur sa proposition à la présidence d’Oséo, issue de la fusion entre l’Anvar et la Banque des PME. Et quand, en 2009, cette microentreprise créée et dirigée par Stanislas Drouin
(le fils) contracte un emprunt, elle le fait avec la caution… d’Oséo, le groupe public que préside son père, lequel participe avec sa ministre de tutelle au tour de table de l’emprunteur.

Les échos
Temps de lecture : 1 minute
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