La vie en zone radioactive

En Ukraine comme en Biélorussie, à proximité de Tchernobyl, des milliers de personnes récoltent et pêchent sur des terres contaminées pour des siècles. Par fatalisme ou par nécessité. Reportage.

Claude-Marie Vadrot  • 21 avril 2011 abonné·es

Vingt-cinq ans après avoir été balayée par le nuage radioactif, la ville ukrainienne de Pripiat reste silencieuse. Veillée par des mi­lans et des buses juchés au sommet des immeubles déserts. Sur les chaussées, dans les entrées d’immeuble, les arbres ont poussé, écartant le béton et le bitume. Le ­dosimètre s’affole souvent : la radioactivité est toujours là. Pripiat, Pompéi des temps modernes, ne reverra jamais les 52 000 personnes qui l’habitaient. À quelques kilomètres, la petite ville de Tchernobyl existe au ralenti. On n’y vit pas vraiment : les

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Publié dans le dossier
Des vérités cachées
Temps de lecture : 3 minutes