En Sarkozie

Politis  • 5 mai 2011
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Bras coupé

Sortir du nucléaire ? Ça serait « se couper un bras » , car «  au nom de l’environnement, on voudrait tuer le développement en France » , a jugé un Sarko, très gore, en Corrèze le 28 avril pour soutenir… la filière bois. Même défense obsessionnelle de l’atome à Gravelines le 3 mai. Le nucléaire a pourtant des conséquences plus graves qu’une amputation : près d’un million de décès prématurés à cause de Tchernobyl – pour Fukushima, attendre. En 2012, le nucléaire pourrait faire perdre la tête (de l’État) à son VRP n° 1…

Grenelle, encore !

Impayable hôte de l’Élysée : Sarkozy veut refaire le coup du Grenelle à huit associations écolos, sur le thème de l’efficacité énergétique, en excluant le nucléaire des débats, comme d’habitude, alors que cette énergie se traîne à 33 % de rendement (contre plus de 95 % pour les éoliennes). Greenpeace a répondu « niet », c’est la moindre des choses. Et le chef de l’État a bien sûr rejeté sa demande d’arrêt du chantier de l’EPR de Flamanville, entaché par de graves problèmes de sécurité pourtant reconnus par l’Autorité de sûreté nucléaire.

Folie des grandeurs

Le maire de Nanterre, Patrick Jarry (ex-PCF), dénonce une fuite en avant de l’Établissement public d’aménagement de la Défense : « L’Epadesa envisage de construire 600 000 m2 de bureaux supplémentaires, en plus des 500 000 m2 prévus » , dans le cadre du plan de renouveau lancé par Nicolas Sarkozy en 2006 et en cours de réalisation. « Cela représente quinze tours de 180 m de hauteur, soit 80 000 salariés en plus. »

Les échos
Temps de lecture : 1 minute
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