En Sarkozie

Politis  • 26 mai 2011
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Françafrique toujours

Avec son gain d’un point de popularité en poche, Nicolas Sarkozy a pu jouir doublement de l’accueil reçu en Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara n’a pas manqué de faire un éloge vibrant de « la France » et de son Président. Quant à Nicolas Sarkozy, il n’a pu s’empêcher d’assurer la pérennité de la « Françafrique » . Il s’est fait acclamer par la garnison française à Abidjan en promettant qu’il n’était pas question que la France s’en aille de son ancienne colonie. Dans la chaleur africaine, et dans l’enthousiasme d’une semaine plutôt bénéfique, il a dit haut et fort ce qui généralement ne se dit pas. Même si, évidemment, comme il s’est empressé de l’affirmer, la France n’a pas vocation à « assurer la stabilité de la Côte d’Ivoire   ». « Stabilité »  : la litote par laquelle on désigne la protection systématique des pouvoirs en place.

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Sarkozy
et la Corrèze**

Dans l’avion qui l’emmenait en Côte d’Ivoire, Nicolas Sarkozy n’a pu retenir quelques confidences aux journalistes. On apprend ainsi qu’il avait mis en garde DSK sur l’intransigeance américaine en matière de mœurs. Le JDD, qui les rapporte, fait aussi état des moqueries du camp présidentiel sur les candidats du PS : « Quand Nicolas dira “j’en ai parlé à Obama”, Hollande, lui, dira qu’il a vu ça avec Gérard Dugenou, ramasseur de champignons en Corrèze. » Attribué aux lieutenants du chef de l’État, cet « argument » anti-corrézien (et anti-ruraux) pourrait bien être de Sarkozy lui-même. Il a déjà dit pire (dans les avions déjà) de Chirac, un autre Corrézien.

Les échos
Temps de lecture : 2 minutes
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