« La Mauvaise Fortune », petit homme immense

Bruno Vercier sort de l’oubli Charles-Louis Philippe (1874-1909), écrivain de grande classe qui a donné au peuple sa voix singulière.

Christophe Kantcheff  • 5 mai 2011 abonné·es
« La Mauvaise Fortune », petit homme immense
© *La Mauvaise Fortune, Charles-Louis Philippe* , Bruno Vercier, « L’un et l’autre », Gallimard, 223 p., 19,80 euros.

Comme elles sont curieuses, ces rencontres entre des hommes ou des femmes d’aujourd’hui et des écrivains passés. « Passés » aux deux sens du terme, parce qu’ils ont vécu dans des temps plus anciens et parce que, la postérité n’ayant pas été prodigue avec eux, leur souvenir s’est terni. Charles-Louis Philippe, par exemple, dont le nom évoquera sans doute davantage celui d’un roi constitutionnaliste plutôt que l’auteur de la Mère et l’enfant ou de Charles Blanchard .

Depuis plusieurs années, écrivant textes et préfaces sur l’œuvre de Philippe, Bruno Vercier s’est passionné pour cet écrivain né en 1874 et décédé prématurément à 35 ans, le 21 décembre 1909. Il fait paraître aujourd’hui ce livre, la Mauvaise Fortune, Charles-Louis Philippe , dans la collection « L’un et l’autre » des éditions Gallimard, qui a ceci de précieux qu’elle ne propose pas de

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Culture
Temps de lecture : 5 minutes