Réconciliation Fatah-Hamas
Après cinq mois de révolutions arabes et la mort de Ben Laden, la configuration du conflit israélo-palestinien est en train de se modifier.
On se posait déjà la question : au milieu de la tempête des révolutions arabes, le conflit israélo-palestinien va-t-il évoluer ? Depuis dimanche, on peut se poser une autre question : quel effet la mort de Ben Laden peut-elle avoir pour Israël et pour la Palestine ? À la première, il semblait impossible d’imaginer une réponse négative. Mais dans quel sens le vent de la contestation arabe allait-il pousser le curseur ? En quarante-huit heures, les 27 et 29 avril, un début de réponse a été apporté par deux événements de grande importance. Le 27 avril, au Caire, Azzam al-Ahmad, pour le Fatah, et Moussa Abou Marzouk, numéro deux du bureau politique du Hamas, ont paraphé un protocole d’accord marquant la réconciliation interpalestinienne presque quatre ans après les affrontements de juin 2007, à