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Politis  • 7 juillet 2011
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L’indigeste projet social de l’UMP

Fin des 35 heures et hausses de la TVA et de la CSG, c’est l’essentiel de la proposition que Jean-François Copé et son adjoint Hervé Novelli devaient faire mardi lors des « assises sociales » de l’UMP. Dans leur projet, la loi ne fixerait plus qu’un cadre, la durée du travail étant définie branche par branche, ou entreprise par entreprise, afin de relever la durée travaillée. C’en serait fini des 35 heures et des 12 milliards d’allégement de « charges patronales » qui, selon eux, vont avec. Pour ne pas pénaliser les patrons, ils prévoient de supprimer 12 milliards de cotisations des entreprises à la branche famille, compensés par une hausse de 1,5 point de la TVA et de 1,1 point de la CSG. C’est le Medef qui va être content !

Filoche, une cible à abattre

Après sept années de procédure, le célèbre inspecteur du travail Gérard Filoche a été convoqué le 6 juillet à une première audience du tribunal correctionnel de Paris. L’inspecteur du travail doit répondre d’une accusation rocambolesque d’entrave au comité d’établissement (CE) de l’entreprise de cosmétiques Guinot-Mary Cohr. Filoche voulait mettre fin à la discrimination syndicale que les employeurs exerçaient depuis des mois à l’encontre d’une femme de retour de congé-maternité, un cas fréquent dans les entreprises. Le procureur a préféré retenir contre l’inspecteur du travail le délit d’entrave au CE, suivant ainsi l’avis du ministère du Travail… Quel zèle, alors que les procès-verbaux des inspecteurs du travail adressés aux patrons délinquants sont majoritairement classés sans suite…

Acharnement contre Xavier Mathieu

Poursuivi pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d’empreinte génétique après sa condamnation à 4 000 euros d’amende par la cour d’appel d’Amiens pour avoir participé au saccage de la sous-préfecture de Compiègne en avril 2009, Xavier Mathieu, leader CGT des salariés de l’usine Continental de Clairoix (Oise), a été relaxé le 28 juin par le tribunal de Compiègne. Mais le parquet a fait appel de cette décision, estimant le jugement et les motifs retenus « non conformes à la loi relative aux prélèvements ADN concernant les personnes définitivement condamnées pour les délits prévus par la loi ». Un bel exemple d’acharnement contre ceux qui relèvent la tête.

Les échos
Temps de lecture : 2 minutes
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