Je suis un peu en DT
dans l’hebdo N° 1169 Acheter ce numéro
Mort à crédit, c’était bien, vivre à crédit, nettement moins, c’est en tout cas ce qu’on vous répète partout. Le lecteur me pardonnera cette confession bancaire pathétique, mais au cœur de l’été, tandis que la faillite grecque nous était annoncée et que la grande Amérique perdait sa bonne note (le triple A des Andouillettes, ou chez eux des Assureurs Automobiles), je me réveillai moi-même, à mon infime échelle, avec un gros découvert et des agios indécents à payer. Entre deux coups de soleil (et un voyage à Grenoble pour aller causer à l’université d’été, ou endettée, du Front de gauche), je négociai une autorisation de découvert, envisageai un emprunt, annonçai à ma femme que je risquais de vivre quelques semaines à son crochet, et autres réactions anecdotiques dont vous n’avez rien à faire, et vous avez parfaitement raison. Sauf que cette fois, au