Faut-il sortir de l’euro ?
Henri Sterdyniak estime qu’il est essentiel
de sauver l’euro, tandis que Jacques Sapir
pense que la défense à tout prix
de la monnaie européenne est vaine.
dans l’hebdo N° 1172 Acheter ce numéro

Certes, l’euro est une chimère, c’est-à-dire un monstre qui ne peut pas exister : il ne peut y avoir une monnaie unique entre des pays qui ont des structures, des conjonctures, des stratégies économiques différentes, qui ont des politiques budgétaires différentes et non-coordonnées.
Certes, depuis 1999, les institutions européennes ont été incapables de gérer la zone euro, en voulant imposer des réformes libérales et le respect des normes absurdes du Pacte de stabilité. Elles ont été incapables d’impulser une stratégie de croissance en Europe. La zone s’est disloquée entre des pays du Nord en recherche effrénée de compétitivité et des pays du Sud où la forte croissance était financée à crédit.
Les marchés financiers se sont aperçus du vice fondamental dans l’organisation de la zone : les dettes publiques des pays membres ne sont plus garanties. Aussi spéculent-ils sur la faillite des pays du Sud, soumettant la politique économique des pays de la zone euro à leur dictature hystérique. Certes, les institutions européennes ont été incapables de réagir à la crise de façon forte. Elles veulent imposer des politiques d’austérité qui replongeraient la zone dans la crise, et renforcer un Pacte de stabilité qui paralyse les politiques budgétaires nationales. Elles sont incapables de ramener à la raison les marchés financiers en garantissant les dettes publiques par le financement de la BCE et une solidarité totale entre États membres. Elles laissent la crise des dettes publiques devenir une crise des banques européennes.
On comprend dans ces
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